2 posts tagged “vins”
Recommandé par des Influenceurs
Graves Château Le Tuquet Incontestablement
à la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, et peut monter avec ce
Graves rouge 2005, charnu comme on les aime, gras, bien structuré,
complexe, harmonieux, aux connotations épicées, alliant une bonne base
tannique à une finesse persistante, de bouche fondue et parfumée,
vraiment très réussi. Remarquable 2004, riche en couleur, au nez de
cassis et de poivre, ample en bouche grâce à des tanins soyeux et
puissants ... |
Coups de cœur à Sancerre Domaine Jean-Paul BALLANDJean-Paul et Magali Balland 10, chemin de Marloup 18300 Bué Tél. 02 48 54 07 29 Fax. 02 48 54 20 94 e-mail : balland@balland.com www.balland.com Belle valeur sûre. Un domaine familial (8 générations) de 24 ha de vignes. Vous aimerez comme nous ce Sancerre blanc Grande cuvée 2005, issu de vieilles vignes et élevé en partie en fûts de chêne neufs (40%), tout en fruits, ... |
Les Premières-Côtes-de-Bordeaux incontournables![]() Château ANNICHE Michel Pion 33550 Haux Tél. 05 56 23 05 15 et 05 56 23 32 57 Fax. 05 56 23 35 64 Particulièrement apprécié son Premières-Côtes-de-Bordeaux 2005, coloré, de bouche puissante, aux tanins mûrs, qui sent bon la groseille mûre et l’humus, tout en rondeur, un vin de bonne charpente, structurée et fine à la fois, complexe, de très bonne garde. Excellent 2004, de couleur ... |
La Tour de By C’est
le petit-fils de l’estimable Marc Pagès, disparu l’an dernier, qui
poursuit l’aventure familiale, avec la même passion que son grand-père.
Une place toujours très enviable pour ce beau vignoble de 73 ha qui
possède un vrai terroir. Savouré sur place, ce Médoc 2006, toujours
marqué par ces senteurs très spécifiques de fumé, riche en couleur, au
nez délicat où se mêlent la mûre et le cassis, ample et solide, de
bouche ... |
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Association # 7 - Chocolat, café et amandes: Tiramisu à l'amaretto Ce qu'il y a de bien dans mon boulot, c'est que nous aussi les adultes on apprend des tas de choses tous les jours...Tiens, par exemple moi je n'avais jamais rien compris aux différents âges de la préhistoire, paléo, néolithique, bronze, fer et compagnie (il faut dire que j'étais très bavarde et que je n'écoutais pas toujours en classe... chuuut, le dites pas à mes élèves !!!). Maintenant no souçaï, Julien Lepers ... |
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Le Top Sauternes![]() Cru D’ARCHE-PUGNEAU Jean-Francis Daney 33210 Preignac Tél. 05 56 63 24 84 Fax. 05 56 63 39 69 Grande valeur sûre avec ce Sauternes 2004, onctueux et persistant, aux notes fruitées et florales intenses, très bien équilibré, d’une grande harmonie en bouche, qu’il faut attendre pour profiter de son potentiel réel. Le 2003, de robe dorée, riche et concentré, est classique et savoureux, au ... |
Les Saumur-Champigny de l''année![]() Domaine des AMANDIERS Marc Rideau 2, rue du Moulin Château-Gaillard 49730 Turquant Tél. et Fax. 02 41 51 79 81 e-mail : domaineamandiers@orange.fr Beau Saumur-Champigny cuvée Amande 2005, pur Cabernet franc, de robe légèrement pourprée, aux arômes fruités de fraise et de framboise, de bouche puissante, un vin riche, très fin, bien charnu, associant puissance et distinction, tout en bouche. Son ... |
Le २००७ des Natter Depuis
près de 25 ans, la famille Natter est soutenue par une équipe Hmong –
originaire des montagnes du Laos – intégrée à la culture du vin. Elle
s’est imprégnée de la relation unique que ces femmes et hommes
entretiennent avec le monde végétal. Ensemble, ils s’engagent et
participent à la mise en place d’une protection de la biodiversité
locale.En 2005, le domaine a remporté le Trophée du Meilleur Très Petit ... |
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Top Sauternes 2004 ![]() Cru D’ARCHE-PUGNEAU Jean-Francis Daney 33210 Preignac Tél. 05 56 63 24 84 Fax. 05 56 63 39 69 Grande valeur sûre avec ce Sauternes 2004, onctueux et persistant, aux notes fruitées et florales intenses, très bien équilibré, d’une grande harmonie en bouche, qu’il faut attendre pour profiter de son potentiel réel. Château BASTOR-LAMONTAGNE Directeur : Michel Garat 33210 ... | |||||||
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Madiran 2003![]() Château BARRÉJAT Superbe Madiran cuvée des Vieux Ceps élevé en fûts de chêne 2003, puissant et coloré, aux arômes très caractéristiques où dominent les fruits cuits et les sous-bois, allie structure et élégance en bouche, velouté, et poursuit sa très bonne évolution. CAVE DE CROUSEILLES Coup de cœur pour ce Madiran Château de Crouseilles 2003, coloré, très harmonieux, très équilibré, ... |
Brigitte Dussert : le millésime 2007 a été critiqué dès le mois de septembre, avant les vendanges, notamment à Bordeaux ? Qu’en-est-il ?
Patrick Dussert-Gerber : c’est navrant. Je l’ai déjà écrit dans mon Blog, début Février : on juge sans savoir, sans avoir rien goûté, pas enquêté, pas suivi l’évolution des raisins, ni les vendanges, ni les sélections, pas vu les efforts des hommes, les éclaircissages, ni les tris, rien compris à l’influence des terroirs cette année, celle du calcaire ou des graves en sous-sol, rien vu de le réactivité du Cabernet-Sauvignon, pas saisi la résurgence de l’acidité, pas assimilé ce long cycle végétatif, ni les vinifications… Il y a des critiques trop imbus d’eux-mêmes qui disent n’importe quoi, ils se sont découverts à cette occasion..
D’une manière générale, contrairement à ce que l’on pourrait croire, le millésime 2007 est relativement classique.
Il faut comprendre que, ces dernières années, nous nous sommes habitués
à goûter des millésimes “très chauds” dû, au réchauffement climatique
peut-être, en tout cas à des millésimes particulièrement précoces. Les
viticulteurs se sont habitués à récolter des raisins très mûrs, il y a
même eu des millésimes très atypiques comme le 2003, voire le 2005,
même si c’est un grand millésime. On a oublié que les grands vins
français avaient -aussi- besoin d’une bonne acidité.
Les vins ne doivent pas être alcoolisés, j’ai le recul de trente années d’expérience professionnelle et, que ce soit dans la Loire ou à Bordeaux, on ne faisait pas de vins ultra-concentrés, trop riches. Même à Châteauneuf du Pape, voire en Languedoc, où les vins sont charnus et colorés, ils doivent conserver et associer finesse et densité, et ne pas être uniquement des vins gorgés d’alcool, trop capiteux.
Ce sont ces qualités qui caractérisent les vins français, par rapport aux vins américains ou espagnols qui sont des vins plus lourds par manque d’un équilibre d’acidité.
Souvent, on oublie que ce sont les meilleurs terroirs qui donnent l’acidité. Dans un millésime plus délicat comme le 2007, on va se rendre compte que dans les territoires de Bordeaux, de Bourgogne ou de Champagne, les vins les plus réussis, les plus grands, seront les vins issus de vrais terroirs qui assimilent la différence climatique, où la vigne a eu le moins de stress hydrique, et c’est ce qui fait toute la différence.
C’est un millésime qui fait honneur aux grands terroirs, si vous avez de vieilles vignes en coteaux, sur des croupes ou sur des plateaux avec un bon terroir filtrant, vous aviez tous les atouts pour faire un très bon 2007. Par contre, si les terres sont trop riches ou dans les bas-fonds, dans un millésime comme 2007, cela ne pardonne pas. C’est vrai dans tous les vignobles.
Brigitte Dussert : vous voulez dire que c’est un millésime où l’on n’avait pas droit à l’erreur ?
Patrick Dussert-Gerber : cela veut tout simplement dire qu’il faut
vivre avec la nature, accepter ses aléas, profiter justement des
nouvelles techniques pour mieux les combattre, mais toujours
différencier chaque millésime, lui rendre son style, et les techniques
ostentatoires ne servent pas à grand-chose si l’on n’a pas un terroir.
La priorité, c’est laisser s’exprimer son terroir, en respectant la
vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en
laissant faire la nature, en l’accompagnant quand il le faut.
Le vin, c’est comme la vie : un peu de poésie, l’empreinte d’une origine, quelques notes de souvenirs, un zeste de sensualité, de la mesure et du respect. Il faut aussi être sensible à tous les vins, aller sur place, dans toute la France, et ne pas se contenter de dégustations mondaines, qui masquent la réalité du terrain.
Des millésimes comme ce 2007 permettent de cadrer le monde du vin. Ils remettent les “pendules à l’heure”. Pas question de jouer les apprentis chimistes dans un millésime comme celui-ci, c’est le travail dans les vignes, la force des terroirs et l’assiduité des vignerons qui font le succès. C’est beaucoup trop facile de réussir un 2005. Savoir élever un vin, c’est réussir son 2007.
D’ailleurs, les vins typés, de toute la France, que l’on goûtait il y a 25 ans n’ont pas tellement changé, ils étaient bons et ils le sont toujours, avec cette empreinte très forte de leur terroir.
Brigitte Dussert : le terroir, le talent des hommes, les soins apportés aux vignes… sont donc les “secrets” d’un beau 2007 ?
Patrick Dussert-Gerber : l’élégance prime cette année. Tout le monde apprécie en effet de déboucher des vins qui s’accordent parfaitement aux mets et ne sont pas lourds, des vins aromatiques mais pas surpuissants.
C’est aussi cela la force des vins français, on se fait plaisir à table, on ne les boit pas en-dehors des repas, comme un whisky ou un cognac, à l’apéritif ou en digestif comme le font les américains ou les asiatiques.
Nous revenons, avec les millésimes 2006 et 2007, à des vins élégants. Ceux qui ne connaissent pas bien la force des terroirs français se méprennent avec le 2007, il ne faut pas oublier que c’est toujours le mois de septembre qui fait le vin à Bordeaux et non pas le mois d’août, et je précise aussi que la notoriété de tous nos vins typés français, c’est leur élégance, leur finesse et non leur concentration.
Ce seront donc les grands terroirs qui feront les meilleurs 2007, mais pas uniquement les plus connus, car il y en a de beaux terroirs partout dans le bordelais : en Côtes de Bourg, à Blaye, en Bordeaux Supérieur, à Montagne Saint-Émilion… Les vignes plantées n’importe où, dans les palus du Médoc ou les plaines sableuses de Saint-Émilion ne donneront qu’un tout petit millésime 2007… C’est normal, la nature reprend ses droits, et c‘est très bien comme cela.
Et puis, à l’exception de territoires bien spécifiques propices au Merlot (certains vins du Libournais seront remarquables), le 2007 est surtout le millésime du Cabernet-Sauvignon, mais aussi du Cabernet franc, un cépage difficile comme le Petit Verdot, qui se sont particulièrement bien exprimés cette année.
Ce qui différencie un vrai vin (le prix n’entre pas en compte alors) d’un simple produit aseptisé, rouge ou blanc, c’est donc ce qu’il nous apporte : le plaisir.
Et l’on ne se fait pas plaisir quand on débouche certains vins “modernes” ou à la mode. L’abus de la barrique neuve en est un exemple type. Rares sont les vrais grands vins qui dépassent 50 à 70% de barriques neuves, et, eux, ont un terroir qui permet de sortir des vins qui “tiennent” autant de pourcentage de fûts neufs.
Il est aisé de comprendre qu’un élevage à 100% en barriques neuves ne peut que produire des vins trop boisés, imbuvables, certains à la limite de l’écœurement à cause, en plus, d’une concentration à outrance. Les années trop chaudes n’arrangent rien.
Ce 2007 laisse s’exprimer en priorité le fruit. Je n’aime pas goûter les vins trop jeunes, mais je l’ai fait cette année pour vérifier, au hasard des fûts. J’ai constaté avec plaisir que les vins ne sont pas masqués par le bois, cela prouve qu’il y a une structure réelle.
C’est vrai que ce 2007 demande du savoir-faire, et ne pas mettre le vin 100% en barriques neuves, préférer des barriques de peu de chauffe et oublier les barriques en chêne américain… Il fallait adapter la vinification et l’élevage pour garder le fruit et la finesse du vin, c’est tout un art, j’en conviens, et c’est cela que j’admire et respecte.








